Le printemps arabe désigne une opération de déstabilisation de certains régimes arabes, sous couvert de révoltes populaires pour favoriser l’accès au pouvoir d’un groupe favorable aux intérêts américains. Les pays qui ont subi le printemps arabe sont : la Tunisie, l’Egypte, la Lybie, la Syrie et le Yemen. Ces révoltes ont toutes, suivi un même protocole : des manifestations populaires pacifiques pour un même objectif : la chute du régime en place.

Aux origines du “Hirak” le mouvement populaire “spontané”

Depuis l’annonce de la candidature du président sortant M. Bouteflika pour un cinquième mandat aux élections présidentielles prévues pour le 18 Avril prochain, le pays vit au rythme de manifestations hebdomadaires  en signe de protestation contre cette candidature. Des marches sont ainsi organisées chaque vendredi depuis le 22 février.

En réponse à ce mouvement populaire inédit en Algérie, le président Bouteflika a annoncé, le 11 mars dernier, le retrait de sa candidature, l’annulation des prochaines élections présidentielles avec la proposition d’une feuille de route pour une passation du pouvoir comprenant la mise en place d’une conférence nationale inclusive et indépendante, une nouvelle constitution et des élections présidentielles avant la fin de l’année. Malgré cette réponse, les appels à manifester continuent à inonder les réseaux sociaux pour réclamer cette fois, la chute de tout le régime.

Certes, la crise politique en Algérie est bien réelle ; de même que le sentiment de révolte des jeunes, assoiffés de changement, est bien compréhensible et légitime. Néanmoins, le refus de participer au consultations proposées par le pouvoir en place, l’absence même de représentativité du mouvement après quatre semaines de manifestations, la surenchère continue des revendications et l’anonymat de l’appel du « mouvement populaire », soulèvent plusieurs questionnements quant à la nature et objectifs de ce mouvement.

La chute du régime pour un changement radical du système politique en Algérie, est un enjeu beaucoup trop important pour que ce ne soit que le fruit de la spontanéité. Il est temps de questionner ce mouvement Harak, son origine, sa méthode et ses enjeux.

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