Comme tous les Algériens, j’ai été éduquée dans le respect de la morale et des valeurs chères à la société algérienne. On m’a appris à respecter les personnes âgées, à respecter leur âge, leur expérience, leur savoir et leur sagesse. On m’a aussi appris à respecter les handicapés et infirmes dont les capacités physiques sont réduites suite à la maladie. On m’a appris à respecter leur dignité, à ne jamais attaquer leur infirmité, ni à se moquer de leur handicap. On m’a appris à me mettre toujours du côté de ces personnes pour leur venir en aide, les protéger et préserver leur dignité.

Je croyais que je partageais ces valeurs avec tous mes compatriotes Algériens. Malheureusement, ce n’est pas le cas.

J’ai du mal à accepter, à comprendre les moqueries, railleries et insultes dont est victime le président Bouteflika, que ce soit sur les réseaux sociaux, la presse ou sur les plateaux de TV des chaines étrangères. Sa condition physique et son âge ne peuvent être un prétexte pour se moquer de lui de cette manière, si vile, si exécrable et qui a dépassé toutes les limites de la décence.

Le chercheur et savant Stephen Hawking est devenu infirme paralysé à la suite de sa maladie, ne pouvant ni bouger ni parler. Je n’ai jamais lu ou entendu quelqu’un dans le monde insulter ou se moquer de ce monsieur ni douter de ses capacités intellectuelles. Etre infirme n’est ni un crime, ni une honte.

Stephen Hawking

Par contre insulter, un vieux monsieur infirme, qui de plus est notre président, loin d’être une preuve de courage politique ou de liberté d’expression, est juste une expression honteuse et méprisable qui ne mérite aucun respect.  

En ce 14 mars, journée nationale des handicapés, je voulais exprimer mon respect à tous mes compatriotes handicapés y compris à M. le Président et dire que j’ai honte de ces Algériens, de cette presse et de ces politiques qui ne me représentent pas.

Que Dieu nous pardonne et nous guide vers sa bonne voie.

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