A chaque rentrée scolaire la Ministre de l’éducation Mme BenGhabrit – la francophilophone qui ne maitrise pas la langue arabe, langue officielle de notre pays  – provoque un scandale. Si l’année passée c’était à cause de sa volonté de généraliser au primaire l’enseignement de l’arabe « Derja » au lieu de l’arabe classique, cette fois-ci, c’est à cause de la suppression de la « Basmala », la citation : بسم الله الرحمن الرحيم des livres scolaires.

Pourquoi supprimer la Basmala ?

A cette question simple, nous n’avons aucune réponse claire. Dans différentes interviews, la Ministre évite de répondre directement à cette question et appelle ses opposants à « laisser l’école tranquille ». Pour la Ministre l’école ne doit pas être un lieu de lutte idéologique et politique (!). Dans les milieux francophones et laïques, les défenseurs de la Ministre, s’en prennent comme à leur accoutumé aux « islamo-conservateurs» les accusant de vouloir islamiser l’école.

Pourtant, si garder la « Basmala »  sur les livres scolaires est un acte religieux, la supprimer est un acte hautement idéologique. Toute personne qui prétend le contraire est soit ignorante, soit de mauvaise foi…et Mme la Ministre, sur ce sujet précis est loin d’être ignorante…

Dans son article intitulé Ecole et réligion, (déjà présenté dans ce blog) paru dans l’ouvrage collectif Où va l’Algérie?.    384-225x270

Mme Benghabrit admet que pour l’éducation nationale : « …L’enjeu est dans la fabrication de l’Algérien. », elle ajoute  « Ce n’est pas un hasard si l’école se trouve au cœur des enjeux de pouvoirs entre différentes factions. »

En citation, elle rappelle le rôle de l’école dans le conditionnement, pour ne pas dire l’endoctrinement de la jeunesse.

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Vu que Mme Benghabrit reconnait que l’école est au cœur des enjeux de pouvoir et que l’école est un instrument d’endoctrinement et de diffusion des idéologies, il devient difficile de la croire lorsqu’elle exhorte ses adversaires à ne pas politiser l’éducation et à la laisser hors des luttes idéologiques.

Supprimer la Basmala au profit de quelle idéologie ?

Dans l’article « école et religion »,  Mme Benghabrit parle de « nettoyage » des contenus  du programme de l’éducation islamique.

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Peut-être que la suppression de la Basmala n’est qu’une énième étape dans le processus de « nettoyage » du contenu des programmes de l’école de l’idéologie « islamique ».

Enfin, selon La Ministre la réforme de l’école doit passer par :

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A la lecture de cet article, le silence de la Ministre n’a plus qu’un seul sens…la peur de dévoiler son programme de laïcisation de l’école à une majorité du peuple Algérien qui lui est hostile.

Qui veut imposer l’idéologie laïque à l’Algérie ?

Enfin, rappelons que la Minsitre Benghabrit ne milite dans aucun parti et ne représente aucune majorité politique. Elle nous a été imposée à la tête de l’éducation nationale, justement, pour sa position en faveur de l’idéologie laïque dans l’enseignement.

Dorénavant la question que tous les Algériens doivent se poser n’est pas pourquoi Benghabrit a supprimé la Basmala ? Mais plutôt…

Qui a le pouvoir d’imposer à l’Algérie une idéologie laïque étrangère à ses croyances et traditions?

Qui soutient  la Minsitre Benghabrit – la francophilophone laïque qui ne maitrise pas la langue arabe, langue officielle de notre pays – contre la volonté de la majorité du peuple Algérien?

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Dans ce climat de lutte idéologique, tout autre questionnement naïf n’a plus aucun sens.

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